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Magie noire et sorcellerie: Un tradipraticien et un inspecteur du trésor au tribunal le 25 Mars à Bertoua

Arrêté puis libéré, le tradipraticien parle de cette affaire qui fait la une de certains medias a Yaoundé. interview exclusive de l'un des plus puissants tradipraticiens de la capitale.

Mbombog Mbog Matip Emmanuel, vous venez de passer quelques mois à la prison de Bertoua pour une histoire apparemment très compliquée...

J'ai été arrêté chez moi à Yaoundé le 9 septembre 2010, et conduit à la cellule de la gendarmerie du Lac où j'ai passé 4 jours. Mais il faut dire qu'avant cette arrestation, ce sont d'abord les « bandits » envoyés par monsieur Angoula Ngoa, qui étaient d'abord venus m'arrêter. Heureusement ils avaient été démasqués par le procureur d'Ekounou M. Esso. C'était en Avril 2010.

Donc vers 10h 30, deux gendarmes sont venus m'arrêter avec le même mandat d'arrêt des « bandits » de Sieur Angoula Ngoa, qui à ce moment là était quelque part ici en, haut dans un bar.Le 13 septembre 2010, j'ai été conduit à Bertoua accompagnés par ces deux gendarmes. Mais ce que vous devez savoir est que le Procureur d'Ekounou ayant appris mon arrestation avait demandé au Commandant de la Brigade de Nkolmesseng, de me conduire à Ekounou, mais j'ai plutôt été conduit au Centre administratif. Et arrivé lasbas, le procureur ne me verra pas, car on m'avait laissé dans la voiture de Sieur Angoula Ngoa.

Mais comment affirmez-vous que c'était monsieur Angoula Ngoa qui avait envoyé les gendarmes alors qu'il n'était pas avec eux à votre domicile ?

C'est vrai qu'il n'était pas avec eux ici chez moi, mais il était à côté au Bar. Les gens l'ont vu. Ma femme l'a également vu.

Monsieur Angoula pouvait être au bar comme tout citoyen en train de boire sa bière non ?

Non, il ne peut pas venir ici au bar pour rien. Même le jour que les gendarmes m'ont arrêté, il était encore là. Pourquoi ce n'est que quand on m'arrête qu'on le voit là. En plus la voiture dans laquelle j'ai été conduit, c'est sa propre voiture.

Vous avez les preuves que c'était bien sa voiture ?

Je connais bien sa voiture. Je continue en disant qu'ils m'ont amené chez le procureur Belinga, et ils ont tout fait pour aller signer une mise en route pour Bertoua sans que le Procureur lui-même ne me voit parce qu'ils m'ont laissé dans la voiture avec les gendarmes. Arrivé à Bertoua, là-bas aussi je n'ai pas été présenté au procureur, puisque lui aussi ne m'a pas vu. On m'a simplement amené en prison sans même signer mon mandat de dépôt. Et c'est étant en prison que le Greffier a demandé qu'on signe ce mandat, dans le cas contraire on ne pourrait pas me garder là-bas .Tout ceci s'est passé en présence de Didier Onana de la Radio Sky One (Une Radio privée de la Capitale).J'ai été condamné à 5 ans de prison avec 500.000Fcfa de Contrainte de corps et 100.000Fcfa d'amende.

Et on vous accusait de quoi?

Je suis accusé de fabrication de preuve, outrage, diffamation injure. Mais je tiens à dire ici qu'ils ont monté une plainte, une citation directe sans que je sois au courant. Ils avaient imité ma signature comme si j'étais au courant et que j'avais simplement refusé d'aller me présenter devant la barre. Mais arrivé à Bertoua, ce n'était plus par Défaut mais plutôt par contradictoire.

Vous êtes sorti de prison le 08 février 2011,vous êtes en ce moment chez vous auprès de votre famille. Pourquoi vous a-t-on libéré ?

Avant de répondre à votre question, je voudrai d'abord remercier le premier magistrat de notre pays le Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul Biya, et son épouse madame Chantal Biya, pour tout ce qu'ils font pour le bien des populations. Et surtout pour que notre pays ait une bonne justice. Je remercie donc toute la justice Camerounaise qui vient de montrer que la Justice existe bel et bien dans notre pays. Je remercie le président de la Cour d'appel de Bertoua et ses magistrats, je remercie monsieur Libog Boniface, le juge central M. Fotso qui ont décidé de me libérer par c e qu'ils avaient détecté le Faux dans cette citation directe.

Vous savez la partie adverse dit m'avoir trouvé en train de présenter une émission à la Radio Sky le 20 août 2008, et que je suis sorti du studio avec 10 personnes. Mais quand on leur demande s'il y avait des témoins ce jour là, ils disent le contraire. Autre fait Monsieur Joseph Angoula le PDG de cette station de Radio m'avait programmé dans l'émission « café chaud » présentée par Raphael Ndedi le samedi entre 7h et 8h30.Dans ce programme je vendais mes œuvres de Tradi-praticien. Or l'émission du mercredi 20 août 2008 dont ils parlent, c'était l'émission « le Tribunal du peuple » de Duval Eballe. Vous voyez donc que monsieur Angoula Ngoa et ses huissiers avaient trompé le premier juge. Après avoir détecté le faux, la Cour d'appel de Bertoua m'a libéré le 08 février 2011. J'ai donc bénéficié d'une liberté provisoire pour que l'affaire reprenne à zéro.

Pouvez-vous nous dire un mot sur cette affaire ?

Je suis tradipraticien, J'avais soigné un monsieur à Bertoua le nommé Angoula Ngoa, qui souffrait des problèmes mystiques. Satisfait par mon bon travail, il s'est même déplacé pour Bertoua avec sa mère pour que je la soigne aussi. Puis c'était une dame Nanga Thérèse qui vit à l'étranger pour que je les soigne. Ce que j'ai fait .J'ai aussi soigné l'une de ses nièces qui faisait pipi au lit à l'âge de 16 ans, aujourd'hui elle est bien portante et a même déjà accouché grâce à mes remèdes. Alors en décembre 2005, ce monsieur m'a amené à son domicile au quartier ngousso à Yaoundé, pour « travailler » sa maison qui était hantée par un serpent Boa. Il devait pour cela me payer 1 million trois cent milles francs CFA. Mais il avait disparu. En Avril 2006, il m'appelle de Yaoundé alors que je suis à Bertoua, et me dit « Je t'envoie un million par une agence de transfert d'argent ».J'ai retiré cet argent. Mais j'ai compris plus tard qu'en fait il voulait me flatter, car après, il viendra chez moi, et m'avoue vivre avec une magicienne à qui il a demandé de tout faire pour qu'il soit nommé Trésorier Payeur Général. Et pour y arriver il fallait faire des pratiques occultes, voire tuer quelques personnes. Il est donc venu me voir pour que je l'aide puisque je l'avais déjà soigné auparavant. J'ai dit à ce monsieur que je ne tue pas les gens, je ne connais pas tuer et que ce n'est pas bon de tuer. Je suis un tradipraticien qui travaille avec Dieu. Je lui ai aussi dit que ce n'est pas nécessairement en tuant qu'on peut avoir un poste de responsabilité. Il m'a promis beaucoup d'argent si je tue les gens qu'il m'a cités. J'ai donc confisqué les choses qu'il a apportées chez moi.

C'était quoi ces Choses ?

Il a apporté les caleçons de sa propre femme, la liste des gens de sa famille que je devais tuer.

Mais Mbombog, êtes vous sûr que cette femme peut témoigner que ce sont effectivement ses sous-vêtements que vous possédez là ?

Ecoutez, elle a écrit au Commandant de Bertoua là où j'avais d'abord porté plainte à Angoula .Elle a reconnu, en écrivant de sa propre main une lettre de reconnaissance de ces objets .Elle l'a signée et l'a remise sous mon couvert au Commandant de la Brigade terre à Bertoua. J'ai fait une photocopie de cette lettre. En outre, Monsieur Angoula Ngoa et ses proches ont reconnu devant les responsables de la Radio Sky One à Yaoundé, que c'est bien lui Angoula Ngoa qui m'a donné ces objets, et son épouse avait reconnu que c'était bel et bien ses dessous. Après, ce monsieur m'a même promis 500.000Fcfa pour que je les lui remette. Mais en fait il voulait les prendre pour que je n'aie plus d'éléments de preuve. J'ai donc refusé son argent.

Mbombog Mbog Matip, selon nos sources vous n'êtes pas entièrement libre car vous êtes convoqué au tribunal le 25 Mars prochain. C'est ça ?

Oui, le 25 mars 2011, les débats doivent reprendre. Je compte mettre ce monsieur dos au mur, et je sais qu'il ne peut pas me gagner .J'ai toutes les preuves et je voudrai même qu'il soit là lui-même. Je sais que la justice existe au Cameroun, et qu'à la Cour d'appel de Bertoua, il n'ya pas de Faux. La preuve, je suis un handicapé, sans moyens mais je suis dehors.

Si vous gagnez ce procès êtes-vous prêt à faire la Paix avec monsieur Angoula Ngoa?

Je suis un enfant de Dieu et j'ai toujours donné ma vie à Dieu. Si je suis hors de la prison aujourd'hui c'est parce que Dieu m'a sauvé la vie. Je ne garde pas rancune à quelqu'un. Je remets tout entre les mains de Dieu et je demande même au Seigneur de pardonner à ceux qui m'ont fait du mal. Mais je voudrais simplement que le monde entier sache la vérité. Je voudrai que tous les hommes des médias soient à Bertoua le 25 mars prochain pour vivre ces débats en direct. J'ai fais 5 mois de prison. Je suis un handicapé, c'était très pénible pour moi. Je suis innocent, Dieu le sait. Par ailleurs, ce monsieur veut m'arracher ma maison à Bertoua. Il dit que j'ai fait des affaires avec lui. Qu'on avait des troupeaux de bœufs, qu'on a construit ensemble. Or il est Akonolinga, moi je suis Bassa, je ne le connais pas dans ce cadre là. Il est venu chez moi par le canal de l'une de ses concubines qui avait des problèmes d'accouchement et que j'ai soignée. Mais Dieu existe, car c'est le Dieu des pauvres, des handicapés et des orphelins, c'est pourquoi je dis que ce monsieur ne pourra rien contre moi, moi qui lui ai fait du bien en lui sauvant la vie avec toute sa famille.

Mbombog comment peut-on faire pour vous contacter ?

Mbombog Mbog Matip Emmanuel, entrée Felidac Hôtel, Avenue Foe Yaoundé Cameroun.

Tel : (Portable) 00237 96.91.41.47.

Tel : (Fixe domicile) : 00237 22.66.96.89.