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Charles Léa Eyoum: Une retraite sportive bien méritée.

Le président de la ligue régionale de football du Littoral traine un grand passé de footballeur

Difficile pour lui de quitter le milieu du football, discipline qu'il a pratiquée durant toute sa jeunesse. Malgré ses multiples occupations traditionnelles, le chef du canton Diketi et premier notable du canton Bell à Bali, Douala trouve à 60 ans, du temps et de l'énergie pour administrer le football à la tête de la névralgique ligue régionale du Littoral. Ancien international camerounais, il a remporté plusieurs fois la finale de la Coupe du Cameroun, à la fois comme joueur et comme entraîneur.

Charles Lea Eyoum connait ses moments de gloire comme joueur avec le Diamant de Yaoundé à qui il offre la Coupe du Cameroun en début des années 70. Trois fois vice-champion du Cameroun, il remporte avec le Canon de Yaoundé la finale de la Coupe d'Afrique des Clubs champions en 1971. Il ne connaîtra malheureusement pas ce bonheur avec l'équipe nationale du Cameroun au sein de laquelle il a séjourné pendant trois ans. Malgré les près de trente buts marqués par l'avant centre de l'époque et le grand talent de ses coéquipiers (Jean Paul Akono, Michel Kaham, Paul Nlend, Emmanuel Mve...), il n'a remporté aucun titre avec l'équipe nationale. « On a rien gagné, pourtant on avait la meilleure équipe », regrette-t-il. Il garde d'ailleurs en travers de la gorge la désillusion de son groupe, lors de l'unique Coupe d'Afrique des Nations organisée jusque là par le Cameroun en 1972 et l'élimination lors des matches qualificatifs pour les jeux olympiques de 1974.

Après sa brillante carrière de footballeur, Lea Eyoum retrouve les bancs de touche, notamment dans Union de Douala, Léopard de Déido et Dynamo de Douala. C'est avec le dernier club cité qu'il remporte en 1983 la finale de la Coupe du Cameroun. « C'est la compétition qui me souriait finalement », lance-t-il. Après le football, il est rentré à l'école pour obtenir un probatoire d'étude supérieure comptable. Diplôme qui lui a permis de travailler tour à tour dans une Société de café à Abidjan en Côte d'Ivoire, ainsi que dans plusieurs structures au Cameroun. Des responsabilités qui n'ont pas réussi à altérer sa passion pour le foot, lui qui a décidé de consacrer sa retraite à cette discipline sportive.

Comme tout ancien international camerounais, il regrette la mauvaise santé actuelle de l'équipe nationale fanion du Cameroun qui est selon lui le résultat d'une mauvaise organisation. Sa solution : « Il faut mettre de bonnes personnes aux bonnes places », recommande-t-il. Avant de préciser : « l'équipe nationale est gérée par le Ministère des Sports à travers un directeur des sports. Même s'il connait le sport, il ne peut pas connaître le football comme un ancien footballeur », a-t-il soutenu. Il pense que le championnat d'élite a lui aussi besoin de la même thérapie pour drainer le public dans les stades comme à leur époque.


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  • Equipe nationale de 1972
  • Equipe nationale de 1972
  • Charles Léa Eyoum
  • Avec deux de ses quatre enfants
  • Equipe nationale de 1972